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Archive pour décembre 2009

Communiqué de l’APHG

Communiqué de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie

L’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG) proteste vivement contre la sanction du Ministère de l’Education nationale qui vient de frapper Eric Godelier, Professeur à l’Ecole Polytechnique, pour avoir signé l’appel de l’APHG contre la suppression à titre obligatoire de l’Histoire et de Géographie en Terminale Scientifique publié sur son site national.

Eric Godelier, Président du Département des Humanités et Sciences Sociales de l’Ecole Polytechnique, chaire « Entreprises et Sciences Sociales », ancien élève de l’ENS de Cachan a été écarté du groupe d’experts de réforme de l’enseignement d’économie et de gestion au sein du Ministère de l’Education Nationale où il oeuvrait depuis plusieurs années.

L’APHG demande au Ministère de l’Education nationale la levée de cette sanction et exprime toute sa solidarité à Eric Godelier. 

 

Le Secrétariat Général de l’APHG

Informations sur l’affaire : http://www.marianne2.fr/Exclusif-un-prof-puni-pour-avoir-signe-la-petition-sur-l-histoire_a183145.html



Avis de parution…

De notre collègue Xavier Lacarce est paru

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pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant :

Avis de parution... pdf cphyperrugbylacarce.pdf

Bonne lecture



Lettre adressée à Luc Chatel le 9 décembre 2009 par l’association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales

*Histoire et géographie en Terminale S*

*Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales*

/ /Paris, le 9 décembre 2009

/Philippe HEUDRON, Président de l’APHEC /

/Jean François MALTERRE, Vice-président de l’APHEC, Voie Scientifique/

/à/

/Monsieur Luc CHATEL, Ministre de l’Éducation Nationale/

Objet : *Demande d’audience*

Monsieur le Ministre,

Nous avons pris connaissance du projet de grille horaire de la nouvelle classe de terminale de la série S. Celle-ci ne prévoit plus qu’un enseignement optionnel de deux heures d’histoire et de géographie. Cette mesure nous semble particulièrement inquiétante.

Les bacheliers des séries générales ont vocation à entreprendre des études longues les conduisant à occuper des postes à responsabilité dans un environnement économique mondialisé. Peut-on concevoir que ceux de la série S, qu’ils deviennent ingénieurs, managers ou autre, puissent aujourd’hui être privés d’une formation qui leur apporte quelques lueurs sur l’environnement géoéconomique et géopolitique du monde complexe et globalisé dans lequel ils devront agir. La réforme se propose trois objectifs : « mieux orienter », « mieux accompagner chaque lycéen », « mieux s’adapter à son époque ». Chacun peut sans difficulté y souscrire et c’est au nom même du troisième objectif affiché que nous nous opposons à la mesure projetée.

Au-delà, ce projet nous semble particulièrement dangereux pour l’équilibre de la filière des classes économiques et commerciales que nous représentons. Les grandes écoles de commerce sont ouvertes — fait remarquable — aux bacheliers des séries ES, L, S et STG et sont très attachées à la diversité de leur recrutement. En introduisant une rupture pédagogique dans l’enseignement d’une discipline fondamentale pour les classes de la voie scientifique (ECS), on rompt le principe de continuité « Enseignement secondaire – Enseignement supérieur » qui fait la force et le succès du système des classes préparatoires. Il n’est pas interdit de penser qu’en levant ce principe, on peut exposer cette voie d’accès à deux types de risques : d’abord des menaces sur le recrutement d’une filière de formation qui attirait et menait à des emplois de très haut niveau un nombre toujours croissant d’étudiants ; ensuite les tentations prédatrices de tel ou tel « lobby » disciplinaire pensant trouver à cette occasion une forme de légitimité à ses prétentions, avec les risques de déstabilisation et de confusion qui en découlent.

L’« Histoire, Géographie et Géopolitique » enseignée dans les classes préparatoires économiques et commerciales de la voie scientifique est plébiscitée — pour de très bonnes raisons — par les grandes écoles de commerce. Les programmes, récemment renouvelés, passionnent les étudiants qui y découvrent les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, apprennent à décrypter l’actualité avec un esprit critique et s’enrichissent d’une culture parfaitement adaptée à notre temps. Cette discipline participe donc, en amont, à l’attrait de nos classes et en aval, à la qualité reconnue du système français de formation au management. Ce projet risque donc de casser une dynamique qui place les grandes écoles de commerce françaises au meilleur niveau mondial.

Voici très rapidement exposées nos inquiétudes et les raisons de notre opposition à ce projet. C’est pourquoi nous sollicitons aujourd’hui une audience pour tenter de vous convaincre qu’il est important de revenir sur une décision qui, nous l’espérons, n’est pas irrévocable.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en nos sentiments très respectueux et dévoués.

Philippe HEUDRON

Jean-François MALTERRE

– Jean-François MALTERRE
14, avenue de la Libération
33170 GRADIGNAN
05 56 92 53 04
06 76 70 06 67
j-f.malterre@wanadoo.fr



L’appel des vingt: « Il est impératif d’annuler cette décision »

La réforme des lycées et notamment la proposition de rendre optionnelle l’histoire-géo en terminale S n’est pas du goût de tous. Une pétition est lancée à l’appel de 20 personnalités.

« La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle.

 

A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant.

 

Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.

 

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens. »

 

Signataires : Laure Adler (journaliste écrivain), Pierre Arditi (comédien), Martine Aubry (Premier secrétaire du PS), Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Boris Cyrulnik (psychiatre et neurologue), Philippe Delerm (écrivain), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), Bruno Julliard (Secrétaire National à l’éducation du PS), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michel Onfray (philosophe), Mona Ozouf (historienne), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).

Article paru dans le JDD du 5 décembre 2009



L’Histoire-Géographie et les TICE

Vous utilisez l’informatique dans le cadre de vos cours mais vous trouvez que les outils ne correspondent pas toujours à vos attentes. Alors agissez avec la Commission TICE.

La commission nationale pour les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement de l’APHG organise, en effet, une grande enquête sur l’utilisation des TICE dans les cours d’Histoire et Géographie.

Vous trouverez par le lien suivant un questionnaire auquel vous voudrez bien répondre le plus exactement possible afin que l’association puisse faire des propositions concrêtes.

 Sondage sur l’Usage des TICE.
Merci de votre participation.



Appel pour le maintien d’un enseignement de l’Histoire Géographie en Terminale Scientifique

Vous trouverez ci-dessous, en cliquant sur l’image, le lien pour la pétition en faveur du maintien de l’enseignement et de l’évaluation de l’Histoire Géographie en classe de Terminale scientifique.

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Veuillez faire circuler l’information au maximum.

Merci.

Le Bureau national de l’APHG